Empreinte biodiversité : ce que Carbone 4 révèle sur ER Group

15/07/25
#Régénérer les modèles et organisations
Empreinte biodiversité : ce que Carbone 4 révèle sur ER Group

Avant de fixer une stratégie, il faut connaître son point de départ. C’est la logique qui a conduit ER Group à réaliser, avec le cabinet français Carbone 4, sa première évaluation d’empreinte biodiversité, finalisée en novembre 2025. L’empreinte biodiversité illustre une bascule au cœur de Regenesis : faire du vivant une donnée de gestion au même titre que les indicateurs financiers.

Cette étude mesure deux dimensions souvent traitées séparément : l’impact des activités du Groupe sur les écosystèmes, et la dépendance du Groupe à l’égard de ces mêmes écosystèmes. Les activités agricoles, hôtelières, immobilières et logistiques d’ER Group entretiennent toutes une relation directe avec le vivant mauricien, et cette relation fonctionne dans les deux sens.

La méthodologie de Carbone 4 distingue précisément ces deux types de relations entre une entreprise et le vivant. La dépendance mesure dans quelle mesure une activité repose sur des services rendus par les écosystèmes : pollinisation pour l’agriculture, régulation de l’eau pour l’hôtellerie. L’impact mesure, à l’inverse, ce que l’activité du Groupe prélève ou dégrade sur ces mêmes écosystèmes. Croiser ces deux lectures permet d’éviter une erreur fréquente : traiter la biodiversité comme un sujet de réputation, alors qu’elle conditionne directement la viabilité opérationnelle de plusieurs métiers du Groupe.

Cette approche géolocalisée situe chaque site d’exploitation par rapport aux zones sensibles en termes de biodiversité, plutôt que de produire un score unique pour l’ensemble du Groupe. Une plantation agricole et un complexe hôtelier en bord de lagon n’entretiennent pas la même relation au vivant, et l’empreinte le reflète site par site plutôt que de les confondre dans une moyenne peu actionnable.

L’analyse couvre l’ensemble des business units du Groupe pour identifier où se concentrent les risques liés à la biodiversité, qu’ils soient physiques, comme l’érosion des sols ou la perte de pollinisateurs, ou financiers, comme la hausse des coûts liés à la dégradation des ressources naturelles. Elle révèle aussi les opportunités : des activités où la régénération du vivant peut renforcer la performance économique plutôt que de la contraindre.

La méthodologie de Carbone 4 traduit les liens entre activités économiques et écosystèmes en données mesurables, là où ces interdépendances restent souvent implicites dans les décisions de gestion courante. Chacun des sept segments du Groupe dispose ainsi de sa propre lecture des risques et opportunités liés au vivant, de l’Agribusiness à la Finance et au Technology & Energy, plutôt que d’une évaluation générique appliquée uniformément.

Cette empreinte sert de socle au plan d’action climat-nature du Groupe, qui doit traduire ces constats en décisions opérationnelles sur le moyen et le long terme. Chaque business unit dispose désormais de données physiques propres pour orienter ses choix d’investissement et de gestion des terres. Ce plan d’action devra à terme être validé par les instances de gouvernance du Groupe, pour ancrer ses recommandations au plus haut niveau de décision.

Avec Carbone 4, ER Group se dote d’un outil pour piloter cette transition à l’échelle de ses sept segments d’activité, et non pas juste projet par projet.

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